Je lis de plus en plus souvent que biner ses carottes serait une forme de méditation. Sans vouloir casser l’ambiance, j’ai du mal à voir où est la pratique concrète derrière ce mot. La méditation, au sens où je l’entends, suppose une attention dirigée, entraînée, avec un protocole qu’on peut répéter et évaluer, un peu comme pour la respiration diaphragmatique ou la cohérence cardiaque. Jardiner, c’est agréable, ça occupe les mains, mais est-ce que le geste suffit à produire un état attentionnel particulier, ou est-ce qu’on habille simplement une activité manuelle d’un vocabulaire à la mode pour la rendre plus vendable ?
Je ne nie pas qu’on puisse se sentir bien en jardinant. Je conteste qu’on puisse appeler ça méditer sans autre forme de rigueur. Qu’en pensez-vous : y a-t-il une différence objective entre jardiner en pensant à autre chose et jardiner en pleine conscience, ou n’est-ce qu’une histoire d’étiquette ?

