Je vois beaucoup de nouveaux venus se décourager après une semaine ou deux, comme s’il fallait un verdict immédiat. Permettez-moi une comparaison avec la marche en montagne : personne ne juge un sommet depuis le premier virage du sentier. La patience y est la condition même du chemin, pas un obstacle à celui-ci. Comme dit le proverbe, « qui veut aller loin ménage sa monture », et je crois que la méditation demande la même sagesse.
Pourtant notre époque voudrait des résultats mesurables en quelques séances, comme on chronométrerait une randonnée. Je doute que cela convienne à une pratique dont les effets sont souvent silencieux et différés.
Alors je vous le demande : combien de temps accordez-vous, vous, avant de juger si cette pratique vous correspond, et sur quels signes vous appuyez-vous ?

